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L’ENTREPRISE EN PERPETUEL MOUVEMENT … ET CHANGEMENT

Par Miloud BENMECHERNENE Sénior Consultant Formateur

Face à une concurrence de plus en plus vive et à un environnement en perpétuelle évolution, les entreprises sont contraintes de se remettre en cause en permanence.

Le changement demeure une des préoccupations majeures des responsables des entreprises et des autres types d’organisation.

Le succès des mouvements stratégiques, liés à l’environnement,  dépend beaucoup de la rapidité et de l’efficacité avec lesquelles elles sont effectuées.   Or, il est plus difficile d’atteindre le but que de le fixer. La capacité à passer de la décision à l’obtention des résultats devient un avantage concurrentiel de plus en plus important pour les entreprises.

la capacité à changer vite et bien est un des actifs de l’entreprise au même titre que ses fonds propres et la fidélité de ses clients…

Dans notre environnement, on voit se dessiner une coupure de plus en plus marquée entre les entreprises étatiques et les entreprises privées, dont les dirigeants et les collaborateurs ont commencé à intégrer le changement dans leurs pratiques habituelles et les entreprises pour lesquelles un processus de changement demeure encore un événement inhabituel et traumatisant.                                                                                                   

Les premières anticipent les évolutions et réagissent vite aux transformations de notre environnement qu’elles exploitent pour se renforcer, tandis que les secondes subissent le changement et tendent à retarder l’engagement des actions nécessaires, mais on voit qu’elles vivent leurs derniers moments de situation de cessation de paiement pour ne pas dire qu’elles sont en train de partir en déclin.

Le management du changement, un impératif des managers d’aujoud’hui

la théorie relative au phénomène du changement dans le cas de l’entreprise, fournit le cadre général permettant de comprendre et de traiter les situations rencontrées, tandis que la pratique permet la mise en œuvre du changement sur le terrain. La nécessité de changer est universelle. Elle n’est pas liée à un pays ou à un modèle de management (anglo-saxon, allemand, japonais,…).  Certes, les situations de départ varient selon le pays et les entreprises, mais dans tous les cas, les dirigeants des entreprises doivent conduire avec succès des changements importants.

Cette manière de voir les choses accorde la place principale à l’individu en tant que sujet, car les hommes sont le capital le plus précieux de l’entreprise. Cela est encore plus vrai aujourd’hui, où le management moderne et de post taylorien a pris place avec la nécessité de l’initiative individuelle qui a tendance à devenir un modèle de comportement recherché. Une entreprise a, en effet, besoin de leur force de travail, de leurs compétences, de leur savoir-faire, mais aussi de leurs motivations et de leurs participations actives.

     Le changement est de plus en plus présent, ce qui rend les entreprises plus concernées.

On ne cesse de parler de restructuration, de réorganisation, de réorientation,  de ré engineering, d’évoquer de nouvelles technologies, de nouvelles formes de distribution, de fusion et d’acquisitions, de transformation des mentalités… Des phénomènes auparavant – il y a, à peine, une vingtaine d’année – exceptionnels, vécus au sein des entreprises algériennes, structurées selon les principes de l’économie centralisée, sont devenus banals. Aucune entreprise, étatique ou privée, n’y échappe. Elles évoluent toutes, sans exception, dans notre environnement subissant des influences d’interaction sans cesse à l’international pour se modifier rapidement à son tour. L’évolution ou le bouleversement de l’environnement n’est pas contrôlé.

Une entreprise peut provoquer le changement ou le subir

Les technologies deviennent rapidement obsolètes, la durée de vie des produits se raccourcit, la concurrence innove toujours plus, les entreprises, au sens strict du terme, ne sont pas les seules concernées. Les administrations, les associations, les coopératives par exemple, sont également touchées par le changement. Le rythme et la fréquence peuvent être différents, ainsi que les mobiles, mais ils changent eux aussi.

Etre dans une position de monopole n’est pas aujourd’hui synonyme d’immobilisme. Le changement est partout

Le changement peut être une action choisie ou subie. Nulle entreprise n’échappe à la nécessité de changer, mais les dirigeants peuvent se contraindre ou au contraire, être contraints de le faire. Le changement volontaire est beaucoup plus confortable et souvent plus efficient quant au changement subi, il est engagé tardivement et devient alors la condition nécessaire à la survie de l’entreprise.

Réussir le changement demande un savoir-faire spécifique

Le changement se gère, tout comme se gèrent les relations avec les clients, les équilibres financiers, les technologies utilisées ou les compétences possédées. Ailleurs, conscients du fait que la maîtrise du changement est de plus en plus cruciale pour elles,  les entreprises ont déjà commencé récemment, à créer des structures de ‘’direction des changements’’, de ‘’direction de la transformation’’ ou de ‘’direction des mutations’’.

Réussir le changement dans cet univers complexe est difficile

Comme dans tout type d’activité de l’entreprise, le changement est essentiel dans le rôle que peut jouer la stratégie, puisque c’est elle qui va, dans la plupart des cas, l’initier et le provoquer. Les mobiles du changement sont toujours issus,   directement ou indi-rectement, de préoccupations stratégiques. La stratégie doit entraîner l’entreprise à s’adapter pour lui permettre de rester forte et performante.        

Toute entreprise est contrainte de créer une dynamique d’amélioration permanente et, pour réussir, elle serait autant contrainte de développer ses propres capacités  de changement.

 La capacité à changer vite et bien pour répondre aux évolutions de l’environnement   et s’y adapter, doit être, aujourd’hui, un des actifs de l’entreprise algérienne.

Il est temps de le faire pour ne pas être à la traîne

De mon point de vue, dans le cas d’une entreprise économique,   être en retard c’est être marginalisée, autrement dit : elle risque de partir en faillite ou alors continuer dans la survie, comme c’est le cas de nombreuses entreprises algeriennes.                                                              

Je serais ravi developper longuement avec vous cette thématique dans nos programmes de formation, notamment lors du MBA Corporate d’EVIDENCIA Canada, que nous lançons en 20201 conjointement avec la chambre de commerce et d’industrie d’Oran.

     Quedoit-on dire à la fin ? : 

          ’’il n’est jamais trop tard pour bien faire’’ ou ‘’mieux vaut tard que jamais’’.                 

(2) Comments

  • Gheziel yacine 28 novembre 2020 @ 14:42

    Bonjour M. MECHERNEN,
    Je vous remercie pour un article aussi intéressant
    J’aurai deux questions :
    1) Au debut de votre énoncé, vous parlez des entreprises privées Algériennes comme anticipant les évolutions et réagissant vite aux transformations de notre environnement qu’elles exploitent pour se renforcer.
    Peut on pretendre à ça ? lorsque dans un environnement de prédation établi depuis une vingtaine d’années, avec une économie rentière qui forcement ruisselle sur tout le monde d’une manière ou d’une autre;
    Nous n’avons pu voir émerger des privés aux organisation structurées et structurantes qui transcendent les individus, preuve en est, le tsunami de 2019. Le privé algérien étant à l’image d’une bulle de savon qui n’aurait pas de fondemment solide.

    2) vous aviez évoqué le post taylorisme comme remettant les hommes au coeur de la question de l’entreprise , Ne sommes nous pas déjà à l’aube d’une révolution de paradigme avec l’avenement de l’I.A, 5G, Blockchain , ubérésation …. où le sens même d’emploi, de salarié, travail seront ou sont déjà remis en question ?
    Merci.

  • Miloud BENMECHERNENE 1 décembre 2020 @ 23:15

    Bonsoir, Yacine.
    Je suis désolé pour ce temps latent de réaction dû au manque de fiabilité de notre env° numérique.
    1) Effectivement, notre environnement n’a jamais été pris en charge d’une manière la plus adaptée par l’état au vu de l’instabilité
    et de manque de détermination dans le politique /éocnomique… Autrement dit, il n’a fait que suivre et subir les multitudes d’interactions à l’international depuis une trentaine d’années; pour dire qu’il n’a pas de forme d’une réalité recherchée et conçue par le pays, après la sortie du système socialiste et d’une administration fortement centralisée.
    Je voudrais dire, alors, qu’il serait difficile, actuellement, à une entreprise algérienne de mettre en oeuvre une stratégie ou un choix de stratégie pour initier et/ou provoquer le changement.
    A ce niveau, on a des exemples de certaines entreprises privées, étrangères ou mixtes, qui constituent un lot excempt de critiques
    et vérifient l’exception.
    … D’autres articles suivront et vont permettre de mieux cerner, d’une manière qualitative, le contenu de ce premier article, qui n’est, au fait, qu’une synthèse de la thématique proposée et incite au débat par itération.

    2) Les méthodes et les formes de management sont en interaction entre elles, dans leurs changements, leurs mutations, leurs modifications et leur évolution à travers les différentes époques du XX è siècle, à la recherche de bonnes recettes d’analyse, débaptisées et renommées périodiquement par rapport aux méthodes de management.
    Une analyse factorielle a été utilisée pour classer les quelques 143 méthodes de gestion et de management qui ont été identifiées et regroupées enquelques 22 groupes homogènes. Cinq grandes familles de méthodes ont ainsi pu être isolées. Le nom de chacune de ces familles est celui de la catégorie de personnels qui l’utilisent le plus fréquemment (famille des Managers, des Fromateurs, des Opérationnels, des Organisateurs et des Techniciens).
    Nous avons constatés que de la même manière, on a pu classer les formes dominantes de management du XXè siècle.
    Pour ainsi faire, nous avons opéré par rapport à l’organisation de l’entreprise, Rigidité – Flexibilité, qui sépare les sytèmes fermés des systèmes ouverts et aux perspectives radicalement opposée de la relation Entreprise – Individu, qui sépare la perspective rationnelle de la perspectve sociale.
    En faisant une lecture de réflexion des formes dominantes de management, depuis le management traditionnel jusqu’ aujourd’hui, avec un esprit critique et d’antagonisme, nous constatons que l’organisation et l’homme sont placés au centre des préoccupations de l’entreprise.
    Depuis quelques décennies, le débat philosophique est en vogue sur la thématique “sens du travail, bonheur et motivation”.
    Le débat sur les changements potentiellement induits par le numérique est d’actualité. Il renvoie sur la façon de conduire l’entreprise sous le regard du philosophe sur un monde compliqué et complexe, qui a tendance à devenir virtuel.
    Mais, la percèption de ce phénomène par le politique n’est pas encore une réalité pour la majorité des pays, qui le subissent.
    Le cas d’un début de guerre biologique, au titre du Coronavirus, est un exemple de pragmatisme convainquant, qui provoque et oblige le changement, cette fois-ci, par les puissances économiques à la recherche, certainement, d’une nouvelle configuration de la cartographie géopolitique et économique du monde.

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